Certaines fois, j'ai "joué au plus con" parce que tu m'y invitais, & d'autres fois c'était moi qui t'invitais à participer au jeu & on tombait tous les deux dans le panneau de qui gagnerait la partie en ne disant que des choses blessantes, mais souvent fausses. On a pu se cracher à la figure bien plus de choses insignifiantes que de choses fondées sur la réalité. Mais il y a surement eu quelques paroles dites qui la reflétait, cette vérité. On a jamais vraiment avancé tout simplement, parce que y'avait une peur instaurée de chaque côté, et qui s'est installée sans perdre de temps. Je peux pas dire que ça n'ait pas marché, parce que pendant 8 mois, je ne faisais que penser à toi, et quand on se revoyait, c'était souvent pour le meilleur, mais une fois séparés c'était pour le pire. Si ça n'avait pas marché, on aurait dit STOP bien plus tôt, on aurait pas recommencé je ne sais combien de fois, à plusieurs occasions de montrer que oui, il y avait quelque chose de vrai mais pas très solide, parce que y'a jamais eu le temps. Tu n'aurais pas été aussi obstiné, & tu ne serais certainement pas revenu autant de fois que tu l'as fait, & ces fois-ci au fond je ne les regrette pas car tu m'as rendue heureuse pour un moment pas bien grand, mais j'étais heureuse quand même. Tout simplement parce que j'avais mon Victor qui posait ses yeux sur moi, qui faisait attention à ce que je faisais, ce que je disais. Qui prêtait attention à la fille qu'il aimait. Oui moi j'y croyais quand tu me le disais & puis après tout, si tu ne le pensais pas, pourquoi aurais-tu perdu autant de temps à alterner entre tes retours et tes départs précipités que souvent d'ailleurs tu ne voulais pas expliquer tu ne faisais que les annoncer, & je les sentais bien passer. Tu te serais pas obstiné à me répéter ces belles choses différemment dites à chaque fois mais toujours aussi sincères, parce que moi je le voyais en tout cas je pense, je te croyais, je voulais certainement trop y croire aussi, de temps en temps. J'en ai trop fait, mais t'en as pas assez fait de ton côté, y'avait aussi de ça. & puis des choses inexcusables que tu as su me dire que j'ai pourtant toujours pardonnées; je voulais pas perdre ce que j'avais de plus cher en disant ce que moi je pensais aussi. Mais c'est en me taisant que j'ai détruit des choses qui s'étaient un peu développées avec le temps & que j'en ai laissé passées d'autres qui m'ont fragilisée & qui t'ont affirmé toi, comme quoi ma grande gueule aurait du s'ouvrir pas mal de fois au lieu de ça je l'ai bouclé bien plus de fois que tu ne le crois. Tu as aussi su me pardonner de certaines choses, à travers lesquelles j'avais pu voir ta colère se refléter, celle que je voulais chasser une fois croisée, parce que j'en voulais pas. & qu'elle m'effrayait plus qu'autre chose, cette grossièreté. Ca aurait été une grossière erreur de croire mon entourage quand on me conseillait de te laisser tomber, ça m'aurait soustrait des minutes de bonheur à tes côtés. Quand on aime, on ne compte pas; mais le truc c'est que j'étais capable de compter chaque minute passée avec toi, pour pas en perdre une miette. Si seulement j'avais su que ces minutes là étaient bien plus que précieuses, puisque je ne les revivrai certainement que 2 mois ensuite. & pas la semaine suivante, rayonnante devant tout le monde pour montrer que si si, Victor était là, juste à côté de moi, moi dans ses bras, lui devant moi.Je souris là quand j'écris, avec mes deux joues mouillées, oui il faut bien le savoir à un moment ou l'autre. L'amour ça fait pleurer les petites filles. & puis si je souris, c'est surement parce que je me rappelle tes bisous, ceux que j'aimais, que j'aimais trop. Ca me manquera puis me passera.
Disons que de l'instant où les feuilles sont tombées des arbres & que tout est devenu blanc, jusqu'au au jour où le soleil a tapé sur le sol en annonçant les grandes vacances, je n'ai vu que toi & je me cachai pas de le dire. On me faisait remarquer que je profitais moins des choses qu'avant, & que j'avais beau encore rire, ça n'étais plus pareil. Durant plusieurs mois j'étais sensée réagir, mais je ne l'ai jamais fait par peur. Celle de savoir que je te perdrais pour de vrai, que ce serait la bonne. Je me suis tellement attachée à toi, non de Dieu. Je me suis accrochée à toi & à tout les souvenirs, importants ou non, pour moi ils l'étaient tous. Tous ceux qui m'importaient le plus, c'était les nôtres. Mon petit monde s'est mis en branle, mais pas du jour au lendemain, c'est juste que je ne le voyais pas s'effriter. & tout à changé, beaucoup de choses ont changé sans que je ne m'aperçoive de rien. Les morceaux j'essaye de les recoller comme je peux. Il faut que je trouve la colle spéciale qui va réussir à me recoller moi en morceaux puisqu'à présent j'ai une bonne raison de faire aller les choses juste "bien" & pas "mieux", du moins comme je peux et comme je le pourrais à l'avenir. Une seule chose ne changeait pas depuis janvier & n'a toujours pas changé: je t'aime, plus que tout.